La courtoisie ne paie pas. Soyez un chien de guerre ! Pour un homme, l’amabilité et l’altruisme seraient des qualités contre-productives. Dans la vie professionnelle, les types désagréables gagnent 18,3% plus que les autres. Les hommes seulement : les femmes, elles, sont moins rémunérées qu’eux pour le même travail, quel que soit leur comportement…
C’est la drôle de conclusion d’une étude américaine menée conjointement par trois chercheurs (*) et publiée cet été dans le Journal of Personality and Social Psychology. Présenté par d’innombrables sites américains et hier par Libération, ce travail montre que les gens agréables sont pénalisés, malgré leur rôle a priori favorable dans l’entreprise. Est-ce parce que les « antipathiques » ne lâchent rien lors des négociations salariales ? Ou parce qu’ils donnent d’eux-mêmes l’image de la force ?
Ces conclusions seraient-elles propres aux Etats-Unis, où l’adjectif « agressive » est ressenti comme positif ? La psychologue interrogée par CNN précise : « Etre désagréable n’est pas être impoli ou violent, mais être capable de se lever et de dire non, et il s’agit d’un comportement dynamique ». Que l’on puisse être aimable sans être un béni oui-oui semble à certains hautement improbable… et ça se paie.
Le point de vue de Libération :
http://www.liberation.fr/vous/01012357914-casse-pieds-et-mieux-payes
et celui de CNN :
http://edition.cnn.com/2011/BUSINESS/08/16/money.and.meanness/index.html
«Do nice guys -and gals- really finish last ? The joint effect of sex and agreeableness on income», par Timothy A. Judge (Université Notre Dame), Charlice Hurst (Université de Western Ontario) et Beth A. Livingston (Université Cornell).




Pingback: Le DAF et la gentillesse en entreprise | New CFO