Les crédits aux PME en question sur Financium 2011

TG - 06/12/2011

Financium 2011-Organisation

La neuvième édition de Financium, le rendez-vous annuel de la DFCG, s’est ouverte ce matin au Pavillon d’Armenonville à Paris. Le sujet du congrès « La Finance d’entreprise entre audace et prudence », y fait l’objet de quatre grands débats, huit conférences et une vingtaine d’ateliers spécialisés.

La thèmatique est évidemment d’actualité. Dans une période riche en incertitudes, les Directeurs Financiers doivent naviguer au plus près et sans grande visibilité. Perspectives économiques nationales et internationales, dettes des états et des collectivités territoriales, environnement politique, législatif et social, nouvelles régulations pour les investisseurs institutionnels… autant d’interrogations qu’il faut pourtant dépasser pour continuer à mener son entreprise vers le développement et la rentabilité.

C’est sans doute cette nécessité qui réunit au long de ces deux jours près de 1500 professionnels de la gestion et de la finance d’entreprise, particulièrement attentifs au débat d’ouverture qui réunissait, autour de Philippe Manière, le Gouverneur de la Banque de France Christian Noyer, Gérard Rameix, médiateur du Crédit aux Entreprises, François Villeroy de Galhau, membre du Comité Exécutif de BNP Paribas, et Thierry Luthi, Président de la DFCG Rhône-Alpes Auvergne.

Christian Noyer

Il s’agissait de comprendre les implications qu’auraient ou non les nouvelles régulations bancaires (Bâle 3) sur la distribution du crédit aux PME françaises, et plus particulièrement les suites du renforcement brutalement accéléré des fonds propres des banques.

Christian Noyer est formel : « le système bancaire français est en bonne santé », et « les bénéfices mis en réserve permettront d’assurer les nouvelles contraintes » sans problème majeur. D’après les spécialistes présents, on ne doit donc pas craindre de restriction généralisée du crédit aux entreprises… mais bien s’attendre à un renchérissement de ce même crédit si une baisse des taux de base (Euribor) ne venait pas compenser la hausse inévitable du spread – c’est à dire du coût de fabrication du crédit par les banques.






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