Le sujet mérite d’être posé en termes simples : un salarié payé au SMIC et habitant à 30 km de son lieu de travail fait 1200 km par mois pour rejoindre son poste et dépense 10% de son revenu en carburant… rien que dans son trajet domicile-travail.
L’énergie devient rare et chère. Au même moment, les technologies de la mobilité deviennent fiables et économiques. Il faut tirer les conséquences d’une telle conjonction. Reste à redéfinir une relation historique employeur-employé fondée sur le « contrôle de présence »… et à surmonter le retard de l’administration à prendre en compte les évolutions indispensables.
Mais ce sera probablement la conjoncture qui va accélérer la tendance : avec 4 millions d’habitants au chômage ou en sous-emploi, il serait temps de penser à conserver les emplois à domicile en France plutôt qu’à les délocaliser toujours plus loin. Les centres d’appel l’ont désormais compris, et c’zest à eux que l’on doit l’expression « Home-Shore ».
Si les obstacles sont réels : nécessité de disposer d’un espace au calme, inadaptation à de nombreux métiers, difficulté à créer l’affectio societatis…, le législateur, l’employeur et en premier lieu le CFO et le PDG doivent non seulement se tenir prêts mais assurer la promotion d’un mode de travail moderne, capable d’enrayer la machine à perdre.
Nous reviendrons sur ce sujet dans une enquête à la rentrée. En attendant, et pour en savoir plus, voici quelques lectures :
http://www.journaldunet.com/management/dossiers/050166teletravail/
http://teletravail.fr/offres-de-missions/index.html
http://www.homeshore.fr/



