Connaître et prendre position ou « le nerf de la guerre »

LM - 03/02/2012

Laurent Magne

C’est quand on en manque que l’on s’aperçoit de la contrainte qu’elle fait peser sur la vie, la survie et l’avenir de l’entreprise. De quoi s’agit-il ? De la trésorerie bien sûr, et de ses enjeux, liés à la liquidité et à la cessation de paiement. La gestion des flux financiers est cruciale en période difficile pour la pérennité de l’entreprise… et son oubli par temps calme ou prospère est dommageable à la rentabilité !

Optimiser durablement sa trésorerie est ainsi un enjeu qui vaut pour toutes les entreprises et pas seulement pour les sociétés en difficulté. Un nombre croissant de PME gèrent d’ailleurs leur trésorerie en date de valeur, preuve que la question nous concerne tous.

Gérer au mieux la ressource financière : survivre et optimiser
Il ne s’agit pas seulement d’optimiser sa structure financière ou ses flux de trésorerie, mais bien de gérer au mieux la ressource financière. Notamment par des opérations quotidiennes de trésorerie permettant de régler aussi des problématiques de solvabilité, liées à des retards ou à des défauts de paiement auxquels il faut pouvoir faire face. Bien plus qu’une question comptable ou bancaire, la trésorerie est devenue un métier à part entière, que l’on soit un grand groupe ou une PME.

Les disponibilités permettent de financer son activité courante (BFR) et les variations de celle-ci (stocks, créances clients, crédits fournisseurs), financer les évolutions de cette activité et les projets qui feront l’avenir de l’entreprise. C’est ce que permet la gestion de trésorerie d’aujourd’hui, en s’appuyant sur des outils financiers modernes destinés à sécuriser les flux financiers.

La question du financement à court-terme : besoins et excédents
Il s’agit cependant autant de placer les excédents que de faire face aux besoins de financement à court-terme… ce qui suppose que la position de trésorerie soit connue en permanence ! S’ouvre alors la voie d’une véritable gestion prévisionnelle des mouvements de trésorerie (budget et reporting de trésorerie), permettant de desserrer la contrainte financière à court-terme, tout comme d’améliorer la rentabilité financière de l’entreprise. Les négociations avec les banquiers (facilités de trésorerie, découverts, etc.) et l’accès ou non aux marchés financiers, sont des paramètres à prendre en compte et à gérer absolument.

Gérer la trésorerie, c’est gérer les risques financiers à court et à moyen/long terme !
La gestion de trésorerie moderne traite de tout ce qui vient ou pourrait venir impacter la trésorerie de l’entreprise. Autrement dit, elle entre de plein pied dans le domaine des risques financiers tels que les risques de change, de taux et de crédit. Les fluctuations des taux de changes ou d’intérêts peuvent se traduire par des pertes sèches, tout comme les retards de paiement ou les défauts de paiement purs et simples.
La gestion de trésorerie a beaucoup évolué ces dernières années avec la dématérialisation des flux financiers et l’avènement des réseaux informatiques (SEPA) et l’intégration d’une gestion dynamique des risques, dont les maîtres mots sont solvabilités, pérennité, liquidités et rentabilité.

Pour ceux qui souhaiteraient approfondir ou revoir de façon systématique ce sujet de la trésorerie, l’ouvrage suivant constitue l’une des références du domaine :
DE LA BRUSLERIE, ELIEZ : Trésorerie d’entreprise : Gestion des liquidités et des risques, Dunod, 2ème éd. (2009)






Réagissez à cet article

Vous adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs marqués avec un astérisque (*) sont obligatoires

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>


Derniers articles

Banque et PME : je t’aime, moi non plus – les histoires d’un couple inséparable


LM - 02/03/2012

par Laurent Magne Si les PME ont besoins des banquiers (peu d’alternatives en termes de financement), les banquiers ont également besoin des PME. La première entreprise de France étant la PME, le banquier ne peut réellement gagner sa vie sans elle ! Banque et PME forment ainsi un couple inséparable, (...)

Lire la suite


Six livres sous le sapin des DAF !


LM - 23/12/2011

Cette année, nous avons demandé à Laurent Magne, enseignant chercheur, professeur à l’ISG et chroniqueur de New-CFO (« La voix de la recherche ») de nous dresser une liste idéale des livres à déposer sous le sapin d’un DAF. Il nous a soumis cette liste non limitative, mais de nature à faire (...)

Lire la suite



Articles liés

DAF et DSI, ensemble pour faire avancer le pilotage par les chiffres


FJ - 28/04/2011

Les indicateurs et les modèles de gestion des DAF ont souffert pendant la crise. Mais (...)

Lire la suite



Indicateurs financiers : du rétroviseur au GPS, et après ?


TG - 14/06/2010

La fonction du reporting financier a longtemps ressemblé à celle d’un rétroviseur : une image (...)

Lire la suite



La culture cash au banc d’essai


TG - 19/03/2010

Si l’expression « culture cash » a été largement médiatisée ces deux dernières années, elle apparaît souvent (...)

Lire la suite







(publicité)