La TVA sociale, voici un sujet qui pourrait bien occuper les DAF dans les prochaines semaines. Avec une question à la clé : que faire des économies réalisées grâce à la baisse des cotisations patronales : faut-il augmenter ses fonds propres, investir, baisser ses prix…?
Le plus frappant reste que la mesure semble laisser dubitatifs les patrons de PME, à croire les résultats de l’Observatoire ACFI-Grant Thornton réalisé par Viavoice pour le journal “Les Echos”. Selon cette enquête en effet, 56 % des 510 dirigeants interrogées, représentatifs des entreprises de 5 salariés et plus, estiment que la mesure aura un faible impact sur leur entreprise. En revanche, ils sont 48 % à estimer qu’elle aura un impact important ou très important pour la compétitivité générale. En clair, l’apport de la TVA sociale, c’est pour les autres.
Comment expliquer un tel atermoiement face à une mesure permettant de réduire les charges des entreprises, et réclamée par les organisations patronales ? Parce que l’enquête a été réalisée avant l’intervention du Président de la République sur le sujet ? Ou parce que la TVA sociale profite essentiellement aux entreprises fortement exportatrices ou soumises à une très forte concurrence – ce qui n’est pas bien sûr le cas de l’ensemble des entreprises françaises ?
Les pouvoirs publics vont devoir faire œuvre de pédagogie pour expliquer cette mesure… en attendant une mise en œuvre à la rentrée qui reste soumise aux aléas électoraux.



