Après un mois de juillet qui ne s’est pas précisément caractérisé par un climat de rêve, voici qu’arrive un mois d’août porteur d’un ciel encore plus chargé, sur à peu près tous les fronts de l’économie. On s’y habituerait presque. Cirés et bottes en caoutchouc n’ont pas eu le temps de sécher qu’il faut déjà les renfiler.
A la fois amplificateur et détonateur, la Bourse est plus que jamais une pile électrique dans un univers sous pression – pas besoin d’un doctorat en physique pour se dire que chaque étincelle peut avoir des conséquences très lourdes. Dettes des états, chômages massifs, déséquilibres commerciaux, tensions sociales, hésitations des gouvernements… : des étincelles, il y en a, et il y en aura. Et des pyromanes, il y en a aussi, notamment de l’autre côté de l’Atlantique. Qu’est-ce qui a structurellement changé dans les données macro-économiques depuis 2008, malgré les déclarations lénifiantes et les coups de menton vengeurs ? Hum…
Dans un tel environnement, les entreprises doivent, encore et toujours, se concentrer sur leurs fondamentaux : leurs clients, leur cash, leur avenir. Un avenir qui passe par une gestion rigoureuse du quotidien, la motivation des collaborateurs, et des investissements bien choisis. Les DAFs ne sont pas près de s’ennuyer, disions-nous dans ces colonnes voici quelques mois. Les directeurs financiers vont devoir déployer tous leurs talents. C’est qu’il n’est pas facile d’avancer sous un parapluie… mais ceux qui tiendront bon dans la tempête auront pris une belle avance au retour du ciel bleu !



