Fondateur d’Objectif CASH, un cabinet spécialisé dans la Direction Financière Opérationnelle et le Management de Transition, David BRAULT a mené plus de 300 missions en France et à l’étranger. Pour constituer son équipe il a rencontré depuis neuf ans, en entretiens individuels, plus de 3 000 cadres dirigeants intéressés par le Management de Transition. Il nous livre ses recettes pour aider les CFO à maintenir et développer leur employabilité…
1 : Faire le deuil de son dernier emploi
Titre, fonction, statut, responsabilité, salaire… : on ne peut être et avoir été. C’est parfois douloureux. Parfois on a besoin de se faire accompagner. Cela prend en général entre 6 et 12 mois. Parfois les candidats n’y arrivent jamais : c’est catastrophique. Plus vite on fait le deuil de son dernier employeur et plus vite on est disponible pour un nouveau challenge. Faire le deuil signifie aussi ne pas systématiquement rechercher par souci de sécurité le même poste dans le même secteur (même si les chasseurs de têtes vous forcent à cocher des cases !). Faire le deuil c’est être capable d’affronter la réalité d’un marché de l’emploi qui évolue très rapidement.
Deux exemples :
- Les phénomènes de concentration (fusions, rachats etc.) ont pour conséquence de supprimer des postes : après une fusion c’est bien rare de garder deux Directeurs Financiers.
- Les jeunes bien formés, souvent moins chers et plus mobiles, poussent pour obtenir les bons postes.
Il s’agit le plus souvent de travailler autrement. De faire différemment. D’aller chercher le travail là où il se trouve – rarement près de chez soi…
2 : Un choix de vie autant qu’un choix de vie professionnelle
On ne saisit pas une opportunité qui va nous éloigner durablement de nos bases ou modifier l’image que l’on a de soi sans en parler à son entourage, au premier rang duquel son conjoint. Sinon, cela ne tient pas. L’entourage doit être d’accord sur le nouveau challenge ; éventuellement sur la prise de risque et les aléas du nouveau job.
Qui peut dire qu’il a pris depuis 2 ans un nouveau job où dès le départ tout était clair à 100 % ?
3 : Les chasseurs de têtes sont prédictibles
Ils font toujours la même chose : répondre aux cahiers des charges des clients (on ne sait jamais au cas où le mouton à 5 pattes existerait !). Les short lists sont toujours constituées de la même manière : un profil senior mais un peu cher, un jeune qui manque un peu d’expérience mais a du potentiel, et une femme. C’est la configuration statistique la plus répandue. A chacun donc de bien se préparer pour les derniers entretiens et surtout sortir vainqueur de la short list. Seule la victoire est belle. Pour y arriver c’est simple : être soi même et capitaliser sur ses atouts ; ne pas essayer de « dégommer » les autres ou, pire, de les singer. Assumer son expérience et le prix qui va avec, assumer son manque d’expérience et mettre en avant son dynamisme, ou encore assumer sa féminité. Voilà quelques règles d’or.
4 : Une bonne et une mauvaise nouvelle
Tout d’abord la mauvaise. La crise a multiplié par trois le nombre de candidats comparé aux offres d’emplois (marché visible + marché caché). Pour un poste de Dirigeant il n’est pas rare de recevoir 300 candidatures. Comment émerger du paquet de 300 ? Impossible ! C’est la loterie.
La bonne nouvelle : chacun de vous est unique ! Et c’est vrai !
Il s’agit de construire son offre de services (et non son CV) autour de deux ou trois points clés où vous faites la différence …De raisonner pour l’entreprise ou pour le décideur que vous allez rencontrer en termes d’utilité. Qu’avez-vous concrètement à lui apporter ? En quoi allez-vous lui ôter rapidement une épine dans le pied ? Qu’allez-vous lui faire gagner rapidement ? Quelles preuves concrètes (quelles réalisations avérées et donc chiffrées ?) pouvez vous apporter ? Que vous allez « payer » votre salaire au cours des 6 prochains mois ? Que vous ne serez pas un coût (un boulet !) pour l’entreprise mais « une ressource » ? Raisonner en termes de réalisations et non de titres ou de statut, voilà la clé….

5 : Trois missions = un Executive MBA !
Puisqu’il ne s’agit plus d’écrire un beau CV pour trouver un job (il n’y a jamais au eu autant d’HEC au chômage… ) mais de se mettre dans la peau de son vis-à-vis en se demandant de quoi il a besoin pour gagner et qu’est-ce qu’on peut lui apporter rapidement en termes de résultats, le calcul est vite fait.
En trois missions, en trois CDD, on acquiert un savoir faire, des réalisations avérées dans trois environnements ou pays différents, trois secteurs d’activités différents, avec trois équipes différentes, trois systèmes de gestion différents. Vous allez devenir le spécialiste de tel projet ou de telle situation. Le « bouche à oreille » fonctionnera : la pompe sera amorcée.
Pour en savoir plus, participez aux 10èmes Universités du Management de Transition le 10 Mars 2011. Renseignements et inscriptions sur www.citizen-cash.com. Contact : Olivia SIEBER, Responsable Communication & Marketing d’Objectif CASH au 01 45 30 06 00 ou à olivia.sieber@objective-cash.com.




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David,
Excellents conseils aux DAFs pour améliorer leur employabilité !
Je me permettrai d’ajouter à « la construction de son offre de sevices », étape indispensable, le ciblage des entreprises potentiellement intéréssées par la spécificité de votre offre (ce qui vous démarque d’un autre DAF, ce que vous pouvez apporter, voire rapporter..)et l’utilisation de vos réseaux pour atteindre vos cibles.
Merci en tout cas de la création de la communauté Finance
Béatrice Pigeon